Les chapelles de Lorgues

 

Sont affectées au culte les chapelles :

Saint-Ferréol

Chapelle Saint FerreolLa chapelle attestée au XIIIème siècle prend de l’ampleur à partir du XVIème siècle avec le culte de saint Ferréol devenu le patron de la cité de Lorgues, elle devient même un sanctuaire qui attire les pèlerins et où se multiplient les grâces dont témoignent les nombreux ex-voto des XVIII et XIXème siècles. Le service d’abord assuré par des ermites fut confié au début du XVIIème siècle aux Servites qui demeurèrent à Lorgues jusqu’à la suppression de leur Ordre en 1742. Au XIXème siècle, ils furent remplacés par des Capucins qui y établissent le Chemin de Croix en 1865. Après leur expulsion, l’ermitage connut un lent déclin. Les restaurations entreprises à la fin du XXème siècle à l’instigation de l’association des Amis de St-Ferréol lui permirent de reprendre vie et même de devenir église paroissiale de substitution pendant la longue période de restauration de la collégiale entre 2011 et 2018. La chapelle est régulièrement choisie par les jeunes couples pour la célébration de leur mariage en raison de la beauté du site.

 

Saint-François

Saint FrançoisChapelle de pénitents (Pénitents Gris), elle fut édifiée dans les années 1630 et servit aussi de lieu de culte à l’hôpital Saint-Jacques contigu. En raison de sa situation et de sa taille, elle sert régulièrement d’annexe pour la liturgie paroissiale. Elle a gardé, avec ses sobres stalles du XVIIème siècle le charme des chapelles de pénitents.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de l’Annonciation

Plus communément appelée « Notre-Dame des Anges », du nom de la maison de retraite des Sœurs de Notre-Dame de Sion pour laquelle elle a été édifiée en 1996, cette chapelle a remplacé l’ancienne chapelle de l’école des Frères de St-Gabriel. Elle est quotidiennement habitée par la prière des religieuses et des résidents. Elle est propriété de l’association Saint-Louis-de-Gonzague.

 

Saint-Honorat

Saint HonoratBelle petite chapelle provençale du XIVème siècle, avec son auvent, elle a d’abord été chapelle de pénitents avant d’être abandonnée parce que trop exigüe. Affectée au culte catholique (la messe y est célébrée notamment pour la Saint-Honorat et pour la Saint-Honoré, par assimilation), la chapelle est régulièrement prêtée par la paroisse à L’Église Réformée qui y célèbre également le culte de temps à autre.

 

 

 

 

 

 

Sainte-Anne

Chapelle Sainte AnneConstruite en 1646, la chapelle Sainte-Anne ne dévoile ses charmes qu’une fois la porte franchie, avec son impressionnant retable en stuc et ses grandes toiles un peu naïves des XVIII et XIXèmes siècles. La messe y est régulièrement célébrée par des petits groupes, et notamment pour la solennité du 8 décembre.

 

 

 

 

 

 

Saint Jaume

Saint JaumeAutre chapelle médiévale à auvent, saint Jaume honore l’apôtre Jacques sur le chemin du même nom. Une heureuse restauration l’a sauvée de la ruine en 1973, on peut être plus circonspect sur la plus récente intervention intérieure qui lui a ôté une partie de son charme… Le 1er mai réunit une partie des habitants du hameau à la célébration qui y a lieu chaque année.

 

 

 

 

 

 

Saint-Jean-Baptiste

Chapelle Saint-Jean-BaptisteMesse St Jean Baptiste rEncore une chapelle rurale quelque peu desservie par sa proximité avec la nationale. Du milieu du XVIIème siècle, elle abrite les restes d’un retable baroque aux dimensions peu adaptées à la modestie de l’édifice. La solennité de la Nativité de saint Jean Baptiste y rassemble chaque année quelques paroissiens.

 

 

 

 

Notre-Dame de Ben-Va

Ben Va 1rBien plus modestes sont les groupes qui peuvent profiter exceptionnellement d’une célébration dans cette minuscule chapelle dédiée à Notre-Dame de l’Annonciation ou de « Bon Voyage » (Ben Va), qui est un véritable bijou. Des fresques du XVème siècle en couvrent l’auvent et parois et voûte de l’oratoire. Entre saints et vertus, la représentation saisissante du Jugement dernier donne à voir un Paradis lumineux, le Purgatoire et un Enfer dont les horreurs ont été pudiquement effacées par les atteintes des sièclesBen Va 2r, sous le regard fier de l’archange saint Michel pesant les âmes. Une restauration exemplaire leur a rendu tout leur éclat. On semble y entendre les accents du poète contemporain François Villon faisant parler sa mère dans sa Ballade pour prier Notre Dame :

         

 « Femme je suis pauvrette et ancienne,

Qui rien ne sait ; oncques lettre ne lus.

Au moutier vois, dont suis paroissienne,

Paradis peint, où sont harpes et luths,

Et un enfer ou damnés sont boullus :

L’un me fait peur, l’autre joie et liesse.

La joie avoir me fais, haute Déesse,

A qui pécheurs doivent tous recourir,

Comblés de foi, sans feinte ni paresse :

En cette foi je veux vivre et mourir ».

 

Notre-Dame de Florièyes

ND de FlorieyesND Florièyes rA l’écart, sur le tracé du vieux chemin de Fréjus, Notre-Dame de Florièyes a perdu son auvent. Il ne faut pas la confondre avec Notre-Dame de Florièyes, de Tourtour ni Florièges, site primitif de l’implantation des cisterciens du Thoronet.

 

 

 

 

 

Les chapelles du Thoronet

 

Outre l’église abbatiale cistercienne du XIIème siècle (non affectée au culte mais où la messe dominicale est assurée chaque semaine par volonté explicite du Président de la République, depuis une fameuse visite de Monsieur Georges Pompidou) et la chapelle du monastère des Sœurs de Bethléem :

 

 

Chapelle Saint-Bernard, des Camails

Saint Bernard aux camails r

St Bernard Thoronet 1

Propriété privée au hameau des Camails, faisant partie d’un patecq (particularité juridique provençale sur laquelle on consultera avec profit la publication de Mme Corinne Doublat), elle accueille régulièrement quelques célébrations, notamment le 20 août. Elle garde le souvenir du passage de saint Bernard … qui n’est jamais passé par là. Petit clin d’œil tout de même à la fondation proche, du Thoronet.

St Bernard Thoronet 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les chapelles de Saint-Antonin-du-Var

 

Chapelle du château Mentone

Encore une chapelle privée, dans un cadre pittoresque et avec un accès qui ne l’est pas moins, qui accueille toutefois chaque année la communauté paroissiale au mois de septembre, grâce à la générosité de la propriétaire des lieux et en vertu d’un usage immémorial qui se clôt par un moment très convivial.