Selon les indications données le 16 novembre par le Gouvernement aux responsables religieux, le culte public pourrait peut-être être permis de nouveau à partir du 1er décembre. Affaire à suivre ...

 

tombeLa perspective de la fin de l'année, l'automne et ses couleurs, mais aussi les derniers jours de l'année liturgique orientée vers les fins dernières, avant que ne se lève de nouveau l'espérance avec le cycle de l'Avent, font du mois de novembre le mois des morts. Ce que cela aurait de lugubre est tempéré par la belle fête de la Toussaint car la commémoraison des fidèles défunts qui la suit est tout entière baignée de sa lumière. Préoccupation petit à petit évacuée des devoirs familiaux pour les nouvelles générations, le souvenir des morts reste cependant un des signes de la "pietas" comme l'appelaient les Romains : le sentiment affectueux qui fait accomplir les devoirs envers ceux à qui nous sommes redevables. Le confinement auquel nous sommes contraints n'empêche pas la visite aux cimetières, pas plus que la prière dans les églises, c'est l'occasion pour nous de porter particulièrement devant Dieu ceux qui meurent aujourd'hui, souvent privés des funérailles auxquelles ils auraient eu droit en temps ordinaire. La visite dans nos quatre cimetières de Lorgues, Le Thoronet (l'ancien et le nouveau) et de Saint-Antonin-du-Var nous a rappelé aussi le souvenir des très nombreux prêtres, religieux et religieuses dont les tombes ne bénéficient des soins d'aucune famille. Un record : 499 noms rien qu'à Lorgues, sans tenir compte des tombes collectives qui ne portent aucun patronyme ! Plus de 500 religieux pour la plupart décédés depuis le milieu du XXème siècle ! Il me plait de faire revivre parmi eux le souvenir d'une religieuse dont la pierre tombale à l'abandon est une des plus anciennes : Mère Saint-Félix (Rosalie Baume) dont on peut encore lire qu'elle fut supérieure générale de l’Institut de la Présentation, décédée à Lorgues le 26 septembre 1883, dans la 67ème année de son âge, dont 48 passées en religion. L'excellent site animé par Monsieur Alain Marcel sur Lorgues et son patrimoine rappelle l'histoire de cette congrégation spécifiquement lorguaise : créé à Manosque en 1788, cet Institut religieux avait fondé à Lorgues et y devint autonome en 1837. La communauté qui comptait 30 religieuses en 1859 assurait l'éducation des jeunes filles (une centaine à l'époque) dans un pensionnat qui se situait en haut du boulevard actuel de la République. Le programme gouvernemental de laïcisation des écoles décida de leur disparition en 1889. Combien de filles et en conséquence de familles ont-elles profité du dévouement de ces modestes religieuses ? La piété filiale leur devait bien ce petit rappel. La tombe de Mère Saint-Félix a bénéficié, elle, d'une discrète remise en état (photo ci-contre).

 

 

banderoleLa léthargie générale nous ferait presque oublier que le 11 novembre est un jour de souvenir où, même sans célébration, nous devons nous rappeler que la paix est une conquête fragile et que pour elle nos familles et nos villages ont été décimés. C'est aussi pour les Lorguais le jour d'invoquer plus que jamais la protection de celui qui depuis toujours a été le saint titulaire de leur église paroissiale puis collégiale. Saint des plus populaires il étend sa protection à un nombre incalculable de paroisses; pour qu'il se souvienne aussi de nous, il sera célébré comme il se doit en la collégiale qui des statues de l'extérieur aux vitraux le représente pas moins de neuf fois. La prière discrète qui montera ce jour de ce lieu rejoindra celle de tous ceux qui ne pourront se déplacer auprès d'un monument aux morts ni visiter notre belle église. L'association des amis de Saint-Ferréol et du vieux Lorgues a offert sa participation à cette célébration en faisant apposer sur la façade une banderole qui honore notre saint évêque, qu'elle en soit remerciée !

 monument

La demande de dérogation pour assister à la messe n'a pas abouti pour le moment... En conséquence, les messes qui sont célébrées évidemment chaque jour par les prêtres (selon l'une ou l'autre forme du rite) sont des messes privées où la participation des fidèles ne peut malheureusement être honorée. Que les personnes qui passeraient à l'église à ce moment n'en soient pas étonnées, nous attendons tous avec impatience le moment où nous pourrons de nouveau ensemble célébrer le Seigneur. Il n'existe aucune obligation pour les fidèles de visionner une messe télévisée ou retransmise sur les réseaux sociaux. Cela permet au moins de ne pas s'habituer au vide total, mais ne peut remplacer la participation active (quand cela est possible !) à la messe ni dispenser d'une prière personnelle qui peut être plus intense, avec des moments privilégiés chaque jour, en ce temps de confinement. La messe dominicale célébrée par les prêtres qui sont à votre service est offerte pour tous les fidèles vivants et défunts de nos paroisses et sa valeur reste entière avec ou sans la participation des fidèles. Nous avons aussi à renouveler notre foi en la puissance de ce sacrifice, indépendamment de notre participation et donc de notre propre sentiment.

 

 

À partir de mardi, les célébrations collectives étant interdites dans les lieux de culte, les catholiques ne pourront plus faire valoir leur sortie « messe » mais les lieux de culte resteront ouverts. Comme pour toutes les autres confessions, ceux qui souhaitent aller se recueillir dans une église devront sélectionner la case « motif familial impérieux", selon le juge des référés saisi par les évêques de France, et ce "sans condition de distance".

 

musulmansCette fête de la Toussaint 2020 a été célébrée dans un climat tout particulier de grande communion en raison du confinement qui nous séparera physiquement pendant de longues semaines, mais aussi à cause de l'actualité dramatique que chacun connaît. Sous l’œil vigilant et bienveillant de la gendarmerie, les deux messes du dimanche à Lorgues ont été marquées par la présence fraternelle d'une délégation de la communauté musulmane venue manifester sa fraternité avec la communauté catholique qui a vécu néanmoins ces célébrations, dans la sérénité, l'espérance et la joie que distille cette solennité et le lumineux évangile des Béatitudes.

 

caricatureNon, les trois victimes de l’attentat de la basilique Notre-Dame de Nice ne sont pas des martyrs comme on a pu le dire. Un martyr meurt pour sa foi : ces deux femmes et cet homme ont été égorgés le 29 octobre pour défendre le droit pour un journal parisien de répandre des caricatures obscènes souillant ce que des milliers de personnes considèrent comme sacré, pire que cela, on les a massacrés parce que la France a revendiqué le droit d’imposer ces insultes à tous les enfants des écoles de la République.

Il faut dire les choses haut et clair : on ne peut instrumentaliser le climat émotionnel actuel pour revendiquer l’unanimité derrière une posture politique insoutenable. Le 27 octobre, le ministre Jean-Michel Blanquer apostrophait Jean-Luc Mélenchon : « Votre outrance (…) ne vous donne pas un droit au mensonge, à l’insulte ou à la diffamation. » Quelques jours plus tôt, une autre ministre revendiquait explicitement « le droit au blasphème » : Roselyne Bachelot expliquait même qu’il constituait l’ « âme de la France » ! « C’est notre culture », renchérit le ministre Bruno Le Maire. On croit rêver ! Or qu’est-ce que le blasphème sinon une insulte au sacré ? On peut insulter Dieu, on n’insulte pas un ministre du Gouvernement !

Avis de deces r

 

Nous portons dans nos prières

Madame Marcelle Turchi,

décédée le 23 novembre et

dont les funérailles seront célébrées

vendredi 27 novembre à 15h

en la collégiale de Lorgues.

Le Denier de l’Eglise, pour le fonctionnement du diocèse

Ce don volontaire que fait – normalement – tout baptisé chaque année sert au fonctionnement du diocèse qui doit gérer sur tout le département un certain nombre d’édifices (églises n’appartenant pas aux communes, presbytères, salles de catéchisme, séminaire, etc), rémunérer plusieurs centaines de permanents laïcs, diacres en vue du sacerdoce et prêtres, assurer la formation des futurs pasteurs de nos communautés paroissiales. Du montant récolté se déduit le « salaire » octroyé mensuellement à vos prêtres, à savoir 450 euros…

Chacun de vous a à cœur de venir en aide à des œuvres diverses ; l’Eglise et le maintien de son service dépend uniquement de ce que vous accepterez de faire pour elle : nulle aide de l’Etat ni du Vatican ne lui parvient, il convient que chacun s’interroge sur sa responsabilité à cet égard.

L’évêque tient à vous remercier, vous qui déjà par un don ponctuel ou un prélèvement régulier assumez cette obligation morale :

« Chers paroissiens,

En ces temps difficiles, je voudrais vous remercier tout particulièrement pour votre soutien spirituel et financier pour vos prêtres et votre Eglise.

Le Denier est une ressource essentielle qui permet à notre diocèse d'assurer la rémunération des prêtres et des salariés chaque mois. Au 30 septembre, la collecte du Denier de l’Eglise est en baisse de 21% dans votre paroisse par rapport à l'année

dernière. Nous sommes invités à tous nous mobiliser. Nous sommes tous concernés, certains peut être plus modestement s'ils sont dans la difficulté, d'autres plus généreusement s'ils le peuvent. Vous recevrez en sortant de l’église les enveloppes du Denier de l’Eglise. Merci beaucoup à tous ceux qui ont déjà donné cette année. Un grand merci à tous pour votre soutien et votre générosité ! »

Aider aussi la paroisse de Lorgues

La pandémie en cours cette année a frappé durement une quantité de professionnels, commerçants, entrepreneurs, particuliers. La paroisse n’échappe pas à ces difficultés : la plupart des baptêmes et mariages prévus en 2020 ont été annulés, nous n’avons pas pu célébrer les fêtes de Pâques, ni même la Saint-Ferréol comme nous l’aurions voulu et beaucoup, par crainte de la contagion, n’ont pas encore repris le chemin de l’église. Ainsi la paroisse accuse un déficit de près de 14 000 euros par rapport à l’année précédente, pour des charges quasi identiques. Beaucoup d’entre vous ont déjà fait un don substantiel au sortir du confinement pour nous venir en aide mais cela ne permet pas d’équilibrer le budget. En conséquence nous sollicitons chacun d’entre vous pour évaluer l’offrande faite à chaque messe dominicale lors de la quête faite désormais à la sortie de l’église. Un don plus important peut aussi être fait manuellement à l’ordre de la « paroisse de Lorgues », qui donne droit à un reçu fiscal pour déduction des impôts : il faut pour cela laisser ses coordonnées postales et spécifier par écrit votre désir de recevoir ce reçu.

Je tiens à remercier vivement tous ceux qui nous ont déjà apporté leur aide et tous ceux qui les rejoindront.

 

Merci à la personne qui a eu l’initiative de mettre un peu de verdure dans oliviersl'univers très minéral du parvis de notre collégiale de Lorgues. Ce sont les services municipaux qui ont en fait réalisé l'opération en offrant et plaçant le mercredi 14 octobre dans de grands vases de terre cuite ces deux symboles de la paix qui sont les bienvenus pour vous accueillir désormais à la porte de l'église.

 

ktAvec joie, nous accueillons de nouveau les enfants qui, comme chaque année, entreprennent ou poursuivent leur découverte de Jésus et de son message et se préparent à recevoir les sacrements qui achèveront leur initiation chrétienne. Le catéchisme a repris le mercredi 7 octobre à Lorgues et le vendredi 9 octobre au Thoronet. Il concerne tous les enfants à partir du CE2, cependant des enfants qui n’auraient pas suivi les premières années seront toujours reçus avec joie dans le groupe qui leur correspond. Les rencontres ont lieu le mercredi matin au presbytère de Lorgues : CE2, CM1 et CM2 de 9h à 10h30, 6ème et 5ème de midi à 13h30 (prévoir son pique-nique). Au Thoronet, c’est après la classe, le vendredi que tous les groupes se retrouveront à l’église à partir de 17h et jusqu'à 18h15. Naturellement, les consignes sanitaires requises dans les écoles seront naturellement appliquée au catéchisme. Renseignements et inscriptions à la cure : 04 94 73 70 53. Les mamans qui pourraient accompagner les catéchistes et offrir une présence auprès des enfants seront les bienvenues !